24 février 2026Enjeux business, risque et culture

L'IA révolutionne, mais elle ne solutionne pas tout

"OpenClaw a plié le game". La vache !

Le truc qu'OpenClaw a plié, c'est mon fil d’actualité LinkedIn.

C’est devenu une machine à griffes géante sur l'IA. Tu sais, le truc forain où tu gagnes jamais rien d'utile.

Tu attrapes une idée tout faite, tu la postes sur ton mur, et t'as tes likes. Usine de fast-thought.

Le débat se résume tristement à team bleue ”L'IA va tous nous remplacer" versus team rouge "L'IA c'est que de la hype".

Mon dieu ! C'est comme s’il n’y avait pas assez de place dans nos cerveaux pour deux pensées pourtant compatibles.

A. Le logiciel est d'une complexité monstrueuse. L'IA va pas faire disparaître ça du jour au lendemain. La complexité va continuer d'augmenter et on aura besoin de spécialistes. On le voit avec la faille de sécurité ambulante qu’est OpenClaw.

B. L'IA a déjà bouleversé énormément de choses. Et c'est pas fini. Même si l'innovation s'arrête demain, les applications terrain continueront d’être secouées pendant des années.

On n'a pas à choisir. Les deux affirmations sont vraies.

On peut se dire : "On pensait que l’IA ne jouerait jamais de musique, mais elle le fait. Qu'elle ne coderait jamais, mais elle le fait. Qu'elle ne ferait jamais rien mieux que nous…"

Mais pitié, qu’on ne s’arrête pas là !

La vraie vie est plus compliquée que ça. La mise en œuvre n’est pas un long fleuve tranquille. La maintenance encore moins.

On a guéri un cancer du pancréas en une nuit chez les souris. Spoiler : leS cancerS du pancréas ne sont pas guéris chez l’être humain.

Les systèmes qu'on construit ne sont que le reflet de leurs créateurs et créatrices. Reflet de leurs compétences et de leurs exigences en matière de qualité.

Et ça, c'est une condition sacrément poilue.

L'IA rend beaucoup de choses possibles. Elle permet de s’interroger légitimement sur l’avenir des spécialistes du dev. Est-ce que ça suffit ?

Non.

Ça a aussi été vrai pour plein d'innovations avant elle : l’assembleur, COBOL, les tableurs, UML, les ERP, les web builders WYSIWYG, WordPress, Ruby, le Low/No-code, le RPA…

Alors soyons honnêtes 2 minutes.

Si la techno suffisait, on n’aurait pas de logiciels pourris en prod, non ?

Et tu sais aussi bien que moi de quel côté de cette condition on se trouve aujourd'hui. 😏

PS : toutes mes excuses pour cette photo racoleuse ; si tu m'as lu jusqu'ici, ça en valait la peine.

Publié à l'origine sur LinkedIn.

Voir le post sur LinkedIn →

← Toutes les publications