13 octobre 2026Enjeux business, risque et culture

Signer son travail, et le retour qui arrive neuf ans plus tard

Mon côté obsessionnel produit encore des retours 9 à 13 ans plus tard.

Je suis obsédé par la permanence des choses dès qu'on touche à mon périmètre.

Et ça génère une ribambelle d'effets qui bousculent ma relation au travail.

L'un d'eux m'est revenu en boomerang la semaine dernière.

Je produis rarement quelque chose sans y laisser mon nom.

Ça sent l'orgueil, je sais.

Mais j'ai 2 bonnes raisons de le faire :

1. Si tu as un problème avec ce que j’ai fait, tu peux venir me chercher.

Ça veut pas dire que je vais bosser à l’œil mais je ferai ce que je peux pour te sortir de la sauce.

2. Ça m’engage.

Ça me gonfle qu’on voie mon nom sur quelque chose de vilain.

Et qu’est-ce que ça dit de mes recommandations si je rechigne à y associer mon nom ?

Évidemment, j’ai beaucoup trop travaillé pour tenir cette ligne de conduite.

Évidemment, j’ai dépanné des collègues alors qu’on m’avait conseillé de ne pas le faire.

Évidemment, j’ai rarement été récompensé.

J’y trouve mon compte parce que c’est extrêmement libérateur.

99% du temps je suis droit dans mes bottes, plus besoin d’avoir bonne mémoire.

J'avoue, j'ai pas toujours opéré comme ça.

Il m’a fallu atteindre un certain “âge” avant de ressentir l’importance de s’appliquer, et avant de pouvoir puiser de la fierté dans une chose aussi basique soit-elle.

Cette fois-ci, c’est un ex-collègue qui me ramène un très beau lead.

On s'est à peine croisés à la Banque de France, et il a retrouvé ailleurs mes scripts, qui sont plus vieux que mes enfants.

J'ai envie de féliciter le Matthieu qui, il y a 9 ans, a sué pour laisser des traces propres plutôt que des boules puantes.

Publié à l'origine sur LinkedIn.

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