+3% de productivité sur un nombril, tout le monde s'en moque.
+3% sur 100 devs, ça change la donne. Mais ces gains-là, très peu de monde va les chercher.
Sur les tests de performance, les spécialistes sont rares. Alors quand on en tient un·e, on lui file un harpon et on l'envoie chasser Moby Dick : Projet critique, périmètre complexe, risque maximal.
Pendant qu'Achab traque sa baleine blanche, un banc de sardines passe tranquillement sous le bateau. Et à bord, pas une canne à pêche.
Soigner la Developer Experience, c'est en distribuer à tout le monde. D'un coup, l'impact de tes spécialistes dépasse leur petit périmètre. Il multiplie celui de toute l'orga.
Mais une canne sans savoir où pêcher, quoi pêcher et pourquoi, ça reste un bout de bois. Si la DevEx se résumait à l'outillage, ça s'appellerait Developer Tooling. → Pour aller chercher des gains, il faut la formation, la méthodologie et surtout la culture qui vont avec.
Parce que le vrai levier de réussite, c'est de pousser les équipes au lieu de les contraindre.
Les enthousiastes démarrent très vite et aident à bâtir l'offre. La deuxième vague voit les collègues accélérer, et monte dans le train de son propre chef. La queue de peloton aura ses besoins propres.
Chez un client, on a posé des bases très solides au fil des années, avec des exigences à la milliseconde et des données de test qui ont dépassé le téraoctet. L'aboutissement de tout ce soin, ça a été d'ouvrir aux devs une plateforme de test de performance en self-service.
Tu les vois s'en emparer, mais pas par contrainte. La plateforme leur permet d'agir au lieu de demander la permission. De chasser les gains au lieu de refiler le bébé à une équipe experte qui sera jamais assez proche. De revendiquer leur rôle sur la qualité de ce qui est produit.
Quand des spécialistes construisent la rigueur méthodologique et technique, quand tous les squads de dev apportent la réactivité et l'échelle, le test de performance sort enfin de sa léthargie.
Publié à l'origine sur LinkedIn.
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