Le meilleur test de performance que tu puisses déployer, c'est celui que tu feras pas.
Sans limite au nombre de tests, plus personne réfléchit. T'as un framework du tonnerre et tes nouveaux tests coûtent presque rien ?
Félicitations, t'es en pleines soldes "généreuses" : tu achètes compulsivement parce que c'est bon marché, parce que c'est disponible, parce que c'est facile.
Les problèmes que tu refuses de voir : → Tes spécialistes du test s'essoufflent à imaginer de nouvelles choses à couvrir au lieu de délivrer de l'impact → Tes devs croulent sous un bruit ambiant devenu assourdissant. → Les SLOs se multiplient, avec un vert qui ressemble furieusement au rouge. Tu négocies combien tu peux en enfreindre tout en faisant quand même ta prochaine release.
Ton incapacité à tout couvrir est une chance, un cadeau. Elle te force à questionner le sens profond de ce que tu fais.
Quand tu peux tout faire, tu te demandes jamais si tu pourrais faire mieux et autrement. La contrainte révèle la substance morte, celle que tu maintiens par réflexe. Elle illumine la dette technique déguisée en couverture.
"Oui mais j'automatise, je peux tout couvrir."
Mille tests survolés t'apprendront jamais autant que dix tests précisément disséqués. L'automatisation des tests est devenue l'excuse parfaite pour jamais limiter le scope.
Elle te propulse au niveau supérieur, oui. Seulement le tout-automatisé garantit une chose : tu empiles les achats au lieu de choisir le bon produit.
Un placard rempli du sol au plafond et rangé par couleurs, c'est joli. Mais on grimpe pas le Mont Blanc avec 10 paires de tongs.
La prochaine fois que tu veux acheter une paire de tests en solde, fais plutôt ressemeler les anciens.
Publié à l'origine sur LinkedIn.
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