11 mai 2026Rôle de la QA, des devs et de l'organisation

"Les devs peuvent tester, on n'a pas besoin de QA"

"Les devs peuvent tester, on a pas besoin de QA." Dans un monde idéal, c'est vrai.

Queen avait pas besoin de 4 membres non plus, un homme-orchestre et c'était réglé.

Allez, 2 parallèles et on en reparle :

  • "You build it, you run it." Pourtant, les spécialistes en infrastructure peuvent être cruciaux. Le sujet dépasse parfois ce qu'on peut raisonnablement exiger d'un·e dev, tout simplement.
  • La sécurité, c'est la responsabilité de tout le monde. Les devs peuvent faire. Pourtant, personne n'en attend 220 jours/an de pen-testing, voire des tentatives d'intrusion physiques. Au milieu de 100 devs, c'est pas couillon de caler 1 ou 2 pros de la sécu.

Alors pourquoi ce serait différent en test de performance ?

On peut faire beaucoup en autonomie. Mais à un certain niveau d'exigence, les spécialistes solidifient la pratique, diffusent la culture, ancrent la rigueur dans la durée.

Dans la grande majorité des cas, les plus gros problèmes que je détecte ne sont pas techniques. Ils sont méthodologiques.

Les devs font généralement moins de pushback sur les tests sans objectifs. Ces cicatrices-là sont moins nombreuses et ces plaies moins profondes. C'est naturel.

Les devs gravitent souvent vers l'extension de la couverture, plutôt que vers la découverte : comprendre comment leur système se comporte vraiment. Même quand on l'a conçu. Surtout quand on l'a conçu…

Les tests des devs et les tests des spécialistes s'imbriquent, se complètent.

Publié à l'origine sur LinkedIn.

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